Bandeau le modele de Pickman

Lecture musicale & création sonore immersive de Ludovic Kierasinski et Cyrille Marche

Howard Phillips Lovecraft est l’une des figures majeures de la littérature fantastique du XXᵉ siècle. Son univers, peuplé de créatures indicibles et de mondes enfouis, a profondément influencé la littérature, le cinéma, la musique et le jeu vidéo. Parmi ses nouvelles les plus singulières, Le Modèle de Pickman occupe une place particulière. Sans s’inscrire directement dans le cycle du Mythe de Cthulhu, ce récit explore les frontières entre l’art, la folie et l’horreur. À travers le personnage de Pickman, peintre aussi génial qu’incompris, Lovecraft livre également une réflexion sur la création artistique et sur la place de l’artiste face à son époque.

Photo Le modele de Pickman Cyrille Marche Ludovic Kierasinski Carcassonne

Musiciens et compositeurs, Ludovic Kierasinski et Cyrille Marche proposent une lecture musicale inspirée de l’univers de H. P. Lovecraft. À travers une création sonore originale, ils entraînent le public dans les profondeurs inquiétantes du Modèle de Pickman.

Basse électrique, dispositifs électroniques, musique concrète et compositions originales se mêlent pour façonner un paysage sonore où réalité et imaginaire se confondent. Chaque son devient un élément du récit, révélant progressivement les espaces souterrains et les atmosphères troublantes de la nouvelle.

Pensée comme une expérience immersive, la diffusion sonore est spatialisée grâce à plusieurs points de diffusion disposés autour du public. Bruits de rue, résonances de cave, pluie sur une vitre ou textures électroniques enveloppent l’auditoire et l’invitent à pénétrer au cœur du mythe de Cthulhu.

Le spectateur n’est plus seulement auditeur : il devient le témoin et l’habitant de l’histoire. Cette création propose une véritable immersion sensorielle, où littérature et création musicale se rejoignent pour offrir une expérience intime, sombre et profondément évocatrice.

Peu de temps après, Pickman tira une lampe de poche et éclaira une porte sans âge, à  dix panneaux, affreusement vermoulue.
Il l ‘ouvrit et me fit entrer dans un vestibule abandonné, orné de lambris de chêne sombre, jadis magnifique dans leur simplicité, et qui évoquaient l’époque d’Andros, de Phipps et de la sorcellerie.
Puis il me fit passer par une porte à gauche, alluma une lampe à pétrole et me dit de me mettre à l’aise. Je dois dire, Eliot, que je suis à peu près ce que l’homme de la rue appellerait un « dur», mais je vous avouerai que ce que je vis sur les murs de cette pièce me fit un drôle d’effet.
C’étaient des toiles de lui, vous comprenez – celles q u ‘ il ne pouvait ni peindre ni même montrer à Newbury Street- et il avait bien raison de dire qu’il s’était «laissé aller»…

 

Pensée pour une diffusion légère et autonome, cette lecture musicale trouve naturellement sa place dans les médiathèques et les évènements littéraires mais également dans les lieux patrimoniaux et les espaces insolites. 

Le spectacle a été accueilli par:

La maison des mémoires, Carcassonne Aglo (11) – Médiathèque Pierre Amalric, Albi (81) – Médiathèque de Lavernose Lacasse (31) – Médiathèque de Fontenilles (31) – La Ruche, Seysses (31) – Eglise de Barret, Communauté d’agglomération du pays Foix Varihes – MESA Sud Aveyron, Millau (31) – Communauté de communes Couserans – Pyrénées, Médiathèque Gaston Massat, Saint Girons (09) – Médiathèque Albertine Sarrazin, Lignan sur Orb (34)